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Rédigé par L'Équipe Zaggo -
Endométriose : Comprendre, Agir et Soutenir les Femmes Concernées
L’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire chronique qui touche environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en France. Longtemps ignorée ou banalisée, cette pathologie est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur de santé publique. Elle a un impact considérable sur la qualité de vie des femmes, leur fertilité, leur vie professionnelle et personnelle.
🔎 Qu’est-ce que l’endométriose ?
L’endométriose se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’utérus) en dehors de la cavité utérine. Ces tissus réagissent aux hormones menstruelles, provoquant des inflammations, des douleurs sévères, des kystes, et parfois des lésions sur d’autres organes comme les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie ou les intestins.
Les symptômes les plus fréquents sont :
des douleurs pelviennes chroniques
des règles très douloureuses (dysménorrhées)
des douleurs pendant les rapports sexuels
des troubles digestifs ou urinaires
des difficultés à concevoir un enfant
📊 Chiffres clés à jour (2024)
10 % des femmes en âge de procréer sont atteintes d’endométriose
7 ans : c’est le délai moyen de diagnostic, trop souvent freiné par la méconnaissance de la maladie
70 % des patientes souffrent de douleurs chroniques invalidantes
40 % des cas d’infertilité féminine sont liés à l’endométriose
50 % des Français disent manquer d’information sur cette maladie
🛠 Une mobilisation nationale en cours
Face à l’ampleur du problème, le gouvernement français a lancé une stratégie nationale de lutte contre l’endométrioseen 2022. Cette stratégie repose sur trois axes principaux :
1. Investir dans la recherche
Un budget de 30 millions d’euros sur 5 ans a été alloué.
L’objectif est de mieux comprendre les causes, d’améliorer les traitements, et de développer des outils de diagnostic plus rapides et fiables.
L'Inserm, en collaboration avec des centres comme l’Institut Cochin, mène actuellement plusieurs études d’envergure.
2. Faciliter l’accès aux soins
Création de filières de soins graduées : du médecin généraliste jusqu’aux centres experts.
Développement de réseaux régionaux pour garantir une prise en charge homogène partout en France.
Amélioration des parcours de soin pour les jeunes filles dès les premiers symptômes.
3. Informer et sensibiliser
Campagnes nationales pour sensibiliser le grand public et former les professionnels de santé
Mise à disposition d’outils pédagogiques dans les écoles, les lycées et les universités
Soutien aux associations comme EndoFrance, qui accompagnent les femmes au quotidien, organisent des événements, et soutiennent la recherche
💬 Briser le tabou, c’est aussi lutter
L’un des grands obstacles à une meilleure prise en charge reste le tabou des règles et de la douleur féminine. Trop de femmes se voient répondre que « c’est normal d’avoir mal », ce qui retarde le diagnostic et aggrave leur situation.
Changer les mentalités, écouter les patientes, intégrer l’endométriose dans la formation médicale, et favoriser la recherche, ce sont les clés d’un avenir plus juste pour des millions de femmes.
✅ En résumé
L’endométriose n’est ni rare, ni banale. C’est une maladie complexe, douloureuse et encore trop méconnue. Grâce aux mobilisations citoyennes, aux avancées médicales et à la volonté politique, la lutte s’organise enfin à grande échelle.
Mais pour que cela fonctionne, il faut continuer à en parler, à informer, à soutenir la recherche et à écouter la voix des femmes. Car le silence sur la douleur n’est plus acceptable.
Rédigé par L'Équipe Zaggo -
Manque de médecins : et si on faisait revenir ceux qui sont partis ?
Depuis plusieurs années, la France fait face à une pénurie croissante de médecins, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Ce phénomène touche particulièrement les médecins généralistes, mais aussi certaines spécialités comme la pédiatrie, la gynécologie ou encore la psychiatrie. Alors que les déserts médicaux s'étendent et que l'accès aux soins devient un véritable parcours du combattant pour des milliers de Français, une question se pose : pourquoi ne pas tenter de faire revenir en France les médecins qui ont choisi de s’installer à l’étranger ?
Un exode discret mais réel
Chaque année, de nombreux médecins français choisissent de partir travailler à l’étranger, attirés par de meilleures conditions de travail, une rémunération plus attractive, ou tout simplement un cadre de vie plus favorable. Le Canada, la Suisse, le Luxembourg ou encore les pays du Golfe figurent parmi les destinations les plus prisées.
Cet exode reste encore difficile à chiffrer avec précision, mais il est bien réel. Certains partent pour quelques années, d’autres pour une carrière entière. Et pourtant, ces professionnels sont formés en France, souvent à grands frais pour la collectivité. Leur départ représente donc un manque à gagner humain et économique.
Pourquoi partent-ils ?
Avant de vouloir les faire revenir, il est essentiel de comprendre les raisons de leur départ. Parmi les principales causes, on retrouve :
La surcharge administrative : de nombreux médecins dénoncent un empilement de tâches bureaucratiques qui empiètent sur leur temps médical.
Des conditions de travail dégradées : manque de moyens dans les hôpitaux, fatigue, pression constante.
Une rémunération jugée insuffisante au regard des responsabilités et du nombre d’heures travaillées.
Une meilleure qualité de vie ailleurs, avec des systèmes de santé parfois plus fluides ou une organisation du travail plus souple.
Et si on leur donnait envie de revenir ?
Plutôt que de chercher uniquement à former plus de médecins (ce qui reste indispensable, mais prendra du temps), pourquoi ne pas proposer un plan national pour favoriser le retour des praticiens expatriés ? Voici quelques pistes à explorer :
Alléger les contraintes administratives à leur retour, avec un accompagnement personnalisé pour la réinstallation.
Mettre en place des incitations financières, comme des primes de retour, des exonérations fiscales temporaires ou des aides à l’installation.
Proposer des postes attractifs dans des territoires en tension, avec un soutien logistique fort (logement, crèche, aide à l’emploi du conjoint).
Valoriser les parcours à l’étranger, souvent perçus comme un frein ou une complication dans les carrières hospitalières françaises.
Donner une vraie place aux médecins dans les décisions de santé publique, pour qu’ils ne se sentent plus relégués au simple rôle d’exécutants.
Un enjeu de souveraineté sanitaire
Ramener en France des médecins formés chez nous mais partis ailleurs, ce n’est pas une question de fierté nationale, c’est un enjeu de santé publique. Dans un contexte post-Covid où notre système de santé montre de nombreuses fragilités, chaque compétence compte. Chaque médecin revenu, c’est potentiellement un désert médical qui recule, un patient qui attend moins, une équipe hospitalière qui souffle un peu.
Le retour des médecins expatriés ne réglera pas tous les problèmes, mais il pourrait faire partie d’une stratégie plus large, plus humaine, pour redonner souffle à notre système de soins.
Rédigé par L'Équipe Zaggo -
VIH : une épidémie toujours d’actualité
Chaque année, autour du 1er avril, la campagne du Sidaction revient rappeler que le VIH n’a pas disparu. Malgré les avancées médicales, l’épidémie de sida reste une réalité pour des millions de personnes dans le monde.
Le VIH, c’est quoi exactement ?
Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) attaque le système immunitaire. S’il n’est pas traité, il peut évoluer vers le sida (syndrome d’immunodéficience acquise), une phase où l’organisme devient très vulnérable face aux infections. Aujourd’hui, grâce aux traitements antirétroviraux, une personne séropositive peut vivre longtemps et en bonne santé, sans jamais développer le sida. Mais cela ne signifie pas que le virus a disparu.
Où en est-on aujourd’hui ?
- En France, on estime qu’environ 200 000 personnes vivent avec le VIH, dont certaines l’ignorent encore.
- Chaque année, environ 5 000 nouvelles contaminations sont détectées.
- Dans le monde, plus de 39 millions de personnes vivent avec le VIH.
Pourquoi le Sidaction est-il si important ?
Depuis 1994, Sidaction collecte des fonds pour financer :
- La recherche contre le VIH,
- Les soins et l’accompagnement des personnes séropositives,
- La prévention auprès du grand public, en particulier des jeunes.
C’est aussi une campagne de sensibilisation, qui permet de lutter contre la désinformation, les préjugés et la stigmatisation. Car oui, en 2025, beaucoup de clichés persistent encore autour du VIH.
Ce qu’il faut rappeler :
- Le VIH ne se transmet pas par les baisers, les câlins, ou en partageant un verre.
- Une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne transmet pas le virus.
- Le préservatif reste un moyen simple et efficace de se protéger.
- Il existe aussi des outils comme la PrEP (traitement préventif) pour les personnes à risque.
Comment agir à son échelle ?
- Parler du VIH et du Sidaction autour de soi.
- S’informer et informer les autres.
- Participer à des événements solidaires.
- Faire un don pour soutenir la recherche et les associations.
Rédigé par L'Équipe Zaggo -
Urgences saturées : des temps d’attente toujours plus longs
Les services d’urgences français sont en crise. Une récente étude du ministère de la Santé met en lumière une tendance alarmante : les patients attendent de plus en plus longtemps avant d'être pris en charge. Ce constat inquiète les professionnels de santé et relance le débat sur la gestion des urgences hospitalières.
Des délais en hausse constante
Selon les données du ministère, le temps moyen d’attente aux urgences a considérablement augmenté ces dernières années. En 2023, un patient devait patienter en moyenne 2h30 avant d’obtenir une prise en charge médicale, contre 1h45 en 2019. Pire encore, certains patients restent plus de 8 heures dans ces services avant de pouvoir être hospitalisés ou orientés vers un autre service.
Cette détérioration s’explique par plusieurs facteurs : l’augmentation de la fréquentation des urgences, la pénurie de personnel soignant, et une saturation des lits d’hospitalisation qui retarde la sortie des patients.
Des urgences débordées et sous tension
Chaque année, près de 22 millions de personnes se rendent aux urgences en France. Mais cette affluence croissante met les services hospitaliers à rude épreuve. En cause, une désertification médicale qui pousse de nombreux patients à consulter les urgences faute de rendez-vous disponibles chez leur médecin traitant.
Les personnels soignants sont, eux aussi, au bord de l’épuisement. Manque de moyens, conditions de travail difficiles et salaires peu attractifs alimentent une crise du recrutement. De nombreux infirmiers et médecins urgentistes quittent l’hôpital public pour des structures privées ou pour exercer en libéral.
Quelles solutions pour désamorcer la crise ?
Face à cette situation critique, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour tenter de réduire la pression sur les urgences :
Le renforcement de la médecine de ville : inciter les médecins généralistes à ouvrir davantage de créneaux de consultation pour éviter que les patients ne se rendent directement aux urgences.
La mise en place de services d’urgences régionales avec des centres de soins intermédiaires pour désengorger les hôpitaux.
L’augmentation des effectifs soignants via des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail pour attirer et retenir le personnel hospitalier.
Une meilleure orientation des patients grâce à des numéros d’urgence et des plateformes de téléconsultation pour éviter les passages inutiles aux urgences.
Un système hospitalier en quête d’un nouveau souffle
Malgré ces initiatives, le problème des urgences reste profond et systémique. Tant que l’hôpital public souffrira d’un manque chronique de moyens et de personnel, les temps d’attente continueront de s’allonger. La refonte du modèle de santé français est devenue une priorité pour garantir une prise en charge rapide et efficace des patients. Reste à voir si les réformes en cours seront suffisantes pour enrayer cette crise qui s’intensifie chaque année.
Rédigé par L'Équipe Zaggo -
Violence contre les soignants : un fléau silencieux qui ne peut plus être ignoré
Un métier au service des autres… mais à quel prix ?
Les soignants sont au cœur de notre système de santé. Jour et nuit, ils se consacrent à prendre soin des patients, à soulager la douleur et à sauver des vies. Pourtant, une réalité préoccupante ternit leur engagement : la montée de la violence dans les établissements de santé.
Les agressions, qu’elles soient verbales ou physiques, se multiplient et deviennent un véritable enjeu de société. En 2023, plus de 20 000 incidents ont été signalés en France, mettant en lumière un climat de tension croissant dans les hôpitaux et les établissements médicaux.
Pourquoi une telle recrudescence de la violence ?
Plusieurs facteurs expliquent cette escalade des agressions :
- La surcharge de travail et le manque de personnel : des équipes sous pression, des temps d’attente allongés et un personnel soignant épuisé créent un terreau propice aux tensions.
- Une détérioration de la relation patient-soignant : face à l’anxiété liée à la maladie et à l’attente, certains patients et accompagnants perdent patience et déchargent leur frustration sur les soignants.
- Un manque de moyens pour prévenir et gérer les incidents : bien que des protocoles existent, ils restent parfois insuffisants ou mal appliqués.
Les conséquences sur le personnel soignant
Être confronté à la violence dans l’exercice de son métier a des répercussions lourdes sur le bien-être des soignants :
- Fatigue et stress accrus, menant parfois à des arrêts maladie prolongés.
- Désengagement progressif, avec un risque accru de burn-out et de reconversion vers d’autres secteurs.
- Sentiment d’insécurité, impactant la qualité des soins et la relation avec les patients.
Quelles solutions pour protéger les soignants ?
Face à cette situation alarmante, il est crucial de mettre en place des mesures concrètes pour assurer un environnement de travail plus sécurisé :
✅ Améliorer la gestion des ressources humaines : une meilleure organisation des plannings et des équipes permet de réduire la surcharge de travail et le stress, limitant ainsi les tensions.
✅ Former le personnel aux situations conflictuelles : apprendre à désamorcer les conflits et reconnaître les signes avant-coureurs d’une agression est essentiel.
✅ Renforcer la sécurité dans les établissements : installation de boutons d’alerte, surveillance accrue, protocoles de signalement optimisés.
✅ Sensibiliser et impliquer les patients : communiquer davantage sur les conditions de travail des soignants pour favoriser le respect et la compréhension mutuelle.
ZAGGO, un acteur engagé pour un environnement de travail plus serein
Chez ZAGGO, nous croyons fermement que protéger les soignants, c’est garantir une meilleure qualité de soins pour tous. Nos solutions visent à :
- Optimiser la gestion des plannings et des ressources humaines, afin de réduire la pression sur les équipes.
- Faciliter la communication entre services, pour éviter les tensions liées aux mauvaises coordinations.
- Fluidifier l’organisation du travail, afin que chaque soignant puisse se concentrer sur sa mission première : le soin aux patients.
Il est temps d’agir. Les soignants ne devraient jamais avoir à craindre pour leur sécurité en exerçant leur métier.